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LES REFUGIES DE L'ENVIRONNEMENT

Un documentaire de Karel PROKOP et Eve Livet

Les bouleversements climatiques des dernières décennies et les désastres écologiques dans les pays industrialisés ont vu naître une nouvelle catégorie de réfugiés: ceux de l'environnement.

Partie à leur rencontre, la caméra de Karel PROKOP confronte la réalité de la MAURITANIE d'aujourd'hui où le flot des exilés de la sécheresse n'arrête pas de faire gonfler les bidonvilles de NOUAKCHOTT avec les régions du Nord de la BOHEME dévastées par l'exploitation intensive de charbon dans les mines à ciel ouvert.

 Deux mondes séparés non seulement par des milliers de kilomètres mais surtout par leur histoire, leur culture et leur niveau de vie sans commune mesure.  Et pourtant, dans les cabanes misérables secouées par le vent de sable ou dans les HLM sordides et délabrées, noyées dans les fumées toxiques des usines environnantes, on entend une même plainte comme un leitmotiv: "avant, on vivait bien, on était heureux, aujourd'hui on souffre dans ces lieux sinistres où la sécheresse ou la folie des hommes nous obligent à vivre."

Causes naturelles: sécheresse et avancée du désert d'un côté, l'aveuglement de planificateurs de l'ex-empire soviétique de l'autre, produisent curieusement les mêmes effets: exode, déracinement, mal de vivre.

Plus d'une centaine de villes et de villages avec leurs maisons, églises et écoles ont disparu au Nord de l'ancienne Tchécoslovaquie depuis quarante ans, parce qu'ils avaient le malheur d'être bâtis sur des millions de tonnes de charbon.

 En MAURITANIE, la pluie a disparu et depuis une vingtaine d'années les dunes se sont mises à engloutir des villes du désert, hauts lieux de culture et de civilisation islamiques.

 Dans les deux pays le malheur des hommes est accompagné par des pertes irremplaçables de biens culturels: mosquées abritant de précieux manuscrits disparaîssent dans les sables du désert tandis que des églises gothiques sont ensevelies sous des terrils noirs au coeur de l'EUROPE.

Ecrit par Vendredi, le Jeudi 11 Mars 2004, 16:42 dans la rubrique "Premiers Pas".

Commentaires

Quelle alternative pour l'environnement.

PetitRenard

PetitRenard

13-03-04 à 01:09

Ton résumé donne à réfléchir.

La première démarche pour une alternative est de ne pas sombrer dans le "A quoi bon" ou le "De toutes façons, qu'est-ce que j'y peux?". Il est clair que l'on se sent bien petit face à ces bouleversement de la planète, bien démunis.
De là ou je suis, cela semble me concerner bien peu : c'est loin! Et puis changer les choses, cela coûte cher et jusqu'à quel point suis-je prêt(e) à (m') investir ? Je n'ai hélas pas de réponse toute faîte.
Le réchauffement de la planète, j'en suis responsable à mon niveau : je roule en diesel (désolé) en essayant de limiter mes déplacements aux usages impérieux; même lorsque les transports en commun me le permettent, l'automobile présente parfois quelque confort que j'ai du mal à remettre en cause... Alors je me rassure en me disant que mon diesel pollue moins que d'autres, parce que j'ai les moyens d'acheter une voiture ""propre"".
On pourra pointer du doit tous ces pays qui pollue allègrement notre belle planète et tous ceux qui ne prennent pas soin de leur "héritage" culturel, environnemental... Mais il faut avouer que c'est un luxe pour pays riches, quand bien même certains d'entre eux - outre atlantique par exemple sans nommer personne - ne semblent guère (guerre?) se soucier de ces considérations non économiques.

Bref, si alternative il doit y avoir, elle passera par une prise de conscience collective, mais comment reprocher aux pays moins riches de ne pas avoir le sens du "collectif" alors que nous ne sommes pas prêt à partager nos richesses? On ne pourra pas se dédouaner en disant que l'on ne nous avait pas prévenu. Les reportages nous inondent de ces constats "alarmants" voire "alarmistes". Je me demande parfois quand nous prendrons réellement conscience de ces enjeux et comment nous y répondrons (en espérant une réponse) !

Bah, c'est pas grave : demain je vais prendre ma voiture (dont le principe de fabrication, distribution, entretien, assurance, taxation fait vivre pas mal de gens dans ce pays : collectivement on est assez peu disposer à remettre ces principes en cause, prétextant qu'ils ne sont pas les seuls) ; je vais faire une centaine de kilomètres; j'aurais ajouté un peu de gaz dans l'atmosphère, un peu élargit le désert mauritanien, un peu enseveli une église orthodoxe... Je ne veux pas me dire que je n'y peux rien, mais entre nous, je vois difficilement comment faire sans...


babao

babao

13-05-04 à 00:19

Je me demande à ce propos quand nous atteindrons le point de non retour, celui de l'accélération de la dégration de notre environnement au point de le rendre invivable (ou difficilement vivable).

Ne serait-ce pas déjà trop tard?
Bisous!


Mal de Terre

Vendredi

Vendredi

13-05-04 à 00:37

Je te conseille de lire ce livre, d'Hubert Reeves avec Frédéric Lenoir, au Seuil.


Re: Mal de Terre

babao

babao

13-05-04 à 21:37

On vient juste de me le conseiller :-) mais je n'ai pas trop le temps de lire en ce moment :-( (j'ai déjà une liste en souffrance).
C'est un sujet qui devrait tous nous intéresser au plus au point et qui malheureusement laisse bien trop de monde indifférent.
Merci de nous l'avoir rappelé.

Grosses bises


Les Réfugiés de l'environnement

LIVET eve

17-01-05 à 15:01

Bonjour,

Soyez aimable d'effectuer la modification suivante dans votre présentation du documentaire "Les réfugiés de l'environnement" que vous attribuez un peu rapidement au seul Karel Prokop mais dont je suis aussi l'auteur.

" Un documentaire de Karel Prokop et Eve Livet"

En effet ce film dont j'ai eu l'idée, dont j'ai écrit le scénario et le commentaire, faisait partie de la soirée thématique "Les conflits verts" que j'avais proposée à ARTE et dont je suis l'auteur. Cette soirée a été diffusée en février 1994 par ARTE.

Merci !

Eve Livet


Les Réfugiés de l'environnement

LIVET eve

17-01-05 à 15:03

Bonjour,

Soyez aimable d'effectuer la modification suivante dans votre présentation du documentaire "Les réfugiés de l'environnement" que vous attribuez un peu rapidement au seul Karel Prokop mais dont je suis aussi l'auteur.

" Un documentaire de Karel Prokop et Eve Livet"

En effet ce film dont j'ai eu l'idée, dont j'ai écrit le scénario et le commentaire, faisait partie de la soirée thématique "Les conflits verts" que j'avais proposée à ARTE et dont je suis l'auteur. Cette soirée a été diffusée en février 1994 par ARTE.

Merci !

Eve Livet


Vendredi

Vendredi

18-01-05 à 09:30

Bonjour,
Je viens de demander à l'administrateur de ce joueb de me permettre de faire la rectification. J'attends sa réponse...

Cordialement :)


Vendredi

Vendredi

18-01-05 à 18:15

C'est fait.
Je suis désolée de vous avoir lésée sans le savoir...
Au plaisir !


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