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Alternative : vivre mieux, autrement et simplement

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Premier témoignage

--> Tirer une force des erreurs du passé

Je me souviens...
Jeune, je n’avais pas un centime en poche jusqu’à mes 18 ans, il a fallu que je trouve mille et une astuce pour me divertir, sortir, m’épanouir... J’avais largement recours à la bibliothèque municipale : des livres et des CD à profusion pour une cotisation dérisoire.
Je dessinais, j’écrivais, j’écoutais de la musique, je sortais en boîte (gratuite avant minuit pour les filles)... Etais-je malheureuse ? Avec le recul, je réponds par la négative sur ce point.

Je suis ensuite entrée dans le circuit de la consommation démesurée : salaire à peine touché que déjà dépensé dans les magasins en quête d’une revalorisation de mon image par une accumulation de fringues (souvent vite enterrées dans mon placard). Un besoin irrépressible de dépenser. Acheter pour dépenser.
Trouvais-je ce que je cherchais dans cette boulimie d’achats ? Cette boulimie d’accumulation était proportionnelle à mon mal être, c’est-à-dire : immense.
Plutôt que de partager mon mal de vivre avec mes amis, je compensais à coup de tops, de jupes, de bas et de chaussures. Je marchandais mon bonheur. Cela m’apportait pour quelques heures un état euphorique qui plus le temps passait, plus sa durée s’amenuisait.

J’ai connu des hommes riches, vraiment riches : 300 m² dans le XVIème, 200 m² dans le Vème... Belles voitures, champagne à profusion, sorties dans les endroits branchés de Paris : Castel, les cafés des Costes, le Mabillon, Man Ray... La belle vie pour certains. Mais en grattant bien, tout n’était que factice, faux et superficiel.
Je me souviens de M me disant qu’il fallait toujours avoir l’air heureux face à cette bande de requins prompts à se délecter du malheur de l’un ou de l’autre.
C’était à celui qui mentirait le plus : plus le mensonge était gros, plus il était cru. Et moi au milieu de tout ça, je n’étais que le joli objet avec lequel on s’affiche. La jolie poupée à qui on paye tout en échange de son silence.

Je peux aujourd’hui dire que je préfère mille fois passer une soirée entourée de vrais amis, partageant des valeurs communes que tout le reste.
Que j’ai rigolé bien plus à l’enregistrement de l’émission de Karl Zéro vendredi, que dans un pub branchouille mais glacial.
Que je suis plus émue par une photographie que par le dernier modèle de chaussures de chez XXX. Que je me régale d’un livre emprunté à la bibliothèque, plutôt que de m’acheter le dernier jeu vidéo...

Qu’aujourd’hui, je préfère délaisser cette vie de facilité qui en définitive à plus contribuée à me déstabiliser, pour me reconstruire autour de personnes simples et stimuler mon imagination pour nous concocter des sorties à moindre coût mais partagées et éclairées de sourires vrais.

Ecrit par pherine1, le Dimanche 22 Février 2004, 12:08 dans la rubrique "Témoignages".

Commentaires

Vendredi

Vendredi

22-02-04 à 13:01

Cela me rappelle, justement, une soirée bien récente ! ;-)

Tant que l'on est soi-même (quelle que soit la profession, quel que soit le milieu), on a tout à y gagner - que cela se passe bien ou mal, d'ailleurs.


Re:

pherine1

pherine1

22-02-04 à 13:36

exactement. Savoir bien s'entourer et rencontrer des gens formidables ;)


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